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Numérique et innovation

La ville d’Aix-en-Provence veut créer une "régie municipale de flux d’informations structurées"

03/09/2019

 

La ville d’Aix-en-Provence a installé 860 capteurs dans son espace public.

« Notre approche n’est pas, comme ailleurs, de partir de la technologie, mais de l’usage qu’on en fait pour le citoyen, et quelle interaction on peut mettre entre lui et la ville ». Pour moi, "smartcity", ça veut dire "ville augmentée" plutôt que "ville intelligente", je réserve l'intelligence aux humains », déclare Stéphane Paoli, adjoint au numérique de la ville. Cette dernière a ainsi sélectionné des thématiques pour orienter l’utilité de ces capteurs : la qualité de l’air, le bruit, les flux piétons, le taux de remplissage des corbeilles connectées, l’éclairage, l’arrosage public, et les îlots de chaleur.

L'utilisation de ces données dans l'avenir

Les données recueillies permettent de mesurer la ville dans tous ces domaines identifiés et elles sont disponibles gratuitement, via une application smartphone.
Les données obtenues des 860 capteurs sont libres et disponibles au public et lorsque les défenseurs des libertés publiques s'inquiètent : "il n'y a aucune donnée personnelle, nous respectons la vie privée et surtout, la ville est propriétaire de ces données et non une entreprise privée", affirme Stéphane Paoli, même si ce projet est aussi porté par plusieurs entreprises et start-up d'Aix et de Marseille.

La collectivité travaille actuellement à la création d’une "régie municipale de flux d’informations structurées", qui lui permettrait de commercialiser ces données, une fois valorisées.